La finance islamique

 

Documentation et articles sur la finance islamique

 

La finance islamique, une solution à la crise ?

 
Ce livre qui fait suite à un rapport remis à Paris Europlace, est le premier à mettre la finance islamique au coeur de la sortie de crise, en démystifiant toutes les idées reçues sur cette forme de "finance participative", et à définir les moyens, pour la place financière de Paris, de devenir un des principaux centres de gestion de la finance islamique.
 
Ouvrage d'Elyès Jouini et d'Olivier Pastré, publié en mars 2009 aux édition Economica.
 
 

Extrait de l'article "Les banquiers adorent la finance islamique"  

 
Le principe numéro un de la finance islamique, dont la plupart des autres découlent, est que le prêt à intérêt (le « riba » en langue arabe) est interdit. Les relations commerciales, qui se développent dans toute société, doivent se faire sur la base d'un partage équitable des risques et des profits entre les parties prenantes, plutôt que d'un financement avec rémunération fixe. En langage moderne, le financement de l'économie doit se faire sous forme de fonds propres, d'« équité » dit significativement la langue anglaise, et non sous la forme de dette.

 
La réalité, c'est que guère plus de 10 % des flux financiers dans les économies des pays musulmans, même les plus strictement attachés à la charia, prennent la forme contractuelle, dite « musharakah », assimilable à un financement en fonds propres. Pour le reste, il faut bien accepter la commodité du prêt à intérêt. Mais comment faire si le « riba » est interdit ? Un peu d'ingénierie financière aide : le contrat le plus courant pour répondre à ce besoin, le « murabaha », est très proche d'un contrat de crédit-bail. Vous voulez un prêt de votre banque pour acheter un bien d'équipement ? Formellement, la banque sera au départ propriétaire du bien à acquérir, et vous fera racheter par annuité le bien en question, au montant initial de l'emprunt, plus un « profit » prédéterminé, sous forme de commissions. Ces commissions seront égales aux intérêts qu'aurait pris la banque dans un contrat de prêt classique.
 
(François Meunier - publié dans les Echos le 08/09/08)
 
 

Extrait de l'article "Finance islamique : qu'attendez-vous des banques françaises ?"

 
La finance islamique est bien là. Le contexte délétère et l’urgence de la situation ont eu raison des crispations qui freinaient son arrivée. Mourabaha, sukuk, ijara, autant de termes qui, en France, sont en passe de devenir communs en finance. On annonce d’ailleurs l’ouverture de banques islamiques pour septembre. Bahrein et le Qatar sont sur le pont. Selon l’AGEFI, des investisseurs des deux pays devraient déposer ce mois-ci une demande d’agrément. Et, si dans un premier temps, cette finance islamique ne concernera pas les particuliers, ces derniers ne devraient pas à terme être oubliés.
 
(publié sur Al Kanz le 9 février 2009)
 
 


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